Chiné collé avec Catherine Huet-Measroch

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Signes

L’expression “ Chine collé”, née en France, fait référence à l’application d’un fin papier d’impession sur un papier plus robuste. À l’origine, le “Chine” était un papier indien venu de Chine. Actuellement, c’est un papier japonais comportant une grande variété de papiers plus ou moins fins portant le nom de la fibre végétale (“gampi”), de la région ou de la famille qui l’a fabriqué.

( Uzukuchi, Kozuke, etc) Il est plus ou moins transparent.

Une fois encollé, il peut se réutiliser pendant plusieurs semaines en étant simplement humidifié. Encore faut-il qu’il ait été bien encollé… Une colle naturelle à base de fécule de maïs est recommandée.

Le processus du “chine collé” a été incorporé à l’intaglio à partir du XIXe siècle.

Picasso et Matisse l’ont utilisé dans leurs gravures au XXe siècle.

On peut imprimer directement sur le “chine”, à la taille de la plaque (oeuvre « Signes » ci-dessu), ou l’utiliser pour rehausser une impression à la pointe sèche ( deuxième passage) (oeuvre « Femme » ci-dessous)

20150930_093137 Femme

Sa finesse permet une grande précision de détails; et une combinaison de papiers ajoute de la profondeur à l’image.

( voir le travail de l’artiste Yugi Hiratsuka)